STEVE SUARD

Un leader, une vision, des résultats.

Mon expérience d’un mois en tant que végétarien

Cela fait maintenant un mois que j’ai tenté de devenir végétarien, poussé par mes convictions après avoir regardé plusieurs reportages sur les abattoirs, l’élevage intensif de la volaille, les conditions sanitaires parfois déplorables dans l’élevage porcin, ainsi que l’usage d’hormones de croissance ou d’antibiotiques administrés à certains animaux.
Ces images m’ont profondément marqué et j’ai ressenti le besoin de changer ma manière de consommer. C’est ainsi que j’ai décidé, en toute conscience, d’adopter un régime végétarien.

Au début, résister à l’envie de manger de la viande n’était pas si difficile. Je prenais des protéines végétales, des compléments, des vitamines… et physiquement, je pensais m’adapter. Pourtant, je me sentais fatigué, avec une impression de manquer de force malgré les suppléments. Mais le plus difficile n’était pas le corps : c’était le mental.

Je vivais un véritable conflit intérieur.

  • Une partie de moi essayait de se convaincre que manger de la viande était mauvais, qu’il fallait tenir bon et ne surtout pas lâcher.
  • L’autre partie me disait que la viande grillée, le poisson frais, la volaille… tout cela fait aussi partie d’une alimentation normale et qu’il n’y avait aucune raison de tout bannir.

Cette opposition constante m’a épuisé psychologiquement. C’était comme vivre avec une pression permanente, un réservoir d’eau bouillante dont la soupape était toujours prête à exploser. Tenir ainsi devenait intenable, et je réalisais que je ne pourrais pas me forcer à rester végétarien toute ma vie. Ma santé mentale commençait à se dégrader, et si j’avais continué, j’aurais peut-être fini par devoir consulter un psychologue.

J’ai alors envisagé de devenir flexitarien, c’est-à-dire végétarien la plupart du temps, mais autorisant la viande de temps à autre. Mais même cette idée représentait encore une forme de restriction qui entretenait le conflit intérieur.

C’est à ce moment-là que j’ai compris quelque chose d’essentiel : la santé mentale doit passer avant tout, même avant certaines convictions. Pour mon bien-être général, le choix le plus sain était finalement de revenir à une alimentation variée, équilibrée, sans excès, avec des écarts occasionnels — exactement comme je mangeais avant.

Conclusion

J’ai essayé d’être végétarien pendant un mois, et cette expérience m’a appris beaucoup de choses sur moi-même.
Mais j’en retire une certitude : ce mode de vie n’est pas fait pour moi, et il est important d’écouter ses propres limites, qu’elles soient physiques ou mentales.