STEVE SUARD

Un leader, une vision, des résultats.

Mon style de vie au quotidien : Old Money

À l’heure où le smartphone est devenu une extension du corps, j’ai fait le choix inverse : celui de la séparation. Séparer les usages, limiter les distractions, redonner une fonction claire à chaque objet. Non par rejet du progrès, mais par volonté de maîtrise. Ce que je transporte chaque jour avec moi n’est pas un assemblage d’objets rétro, mais un système personnel pensé pour durer.

C’est mon EDC — Everyday Carry — une sélection volontaire, réfléchie, fonctionnelle. Un luxe discret, silencieux, profondément Old Money.


L’EDC comme signature personnelle

L’EDC n’est pas une accumulation. C’est un langage. Chaque objet raconte un rapport au temps, à l’attention, à la présence. Là où le smartphone concentre tout — communication, distraction, image, urgence — j’ai choisi la fragmentation volontaire : un objet, une fonction.

Ce choix ralentit. Et c’est précisément là qu’il devient efficace.


Appareil photo compact numérique

Pourquoi pas un smartphone ?

Photographier avec un téléphone est devenu un réflexe automatique, souvent sans intention. L’appareil photo dédié impose un geste différent : sortir l’objet, cadrer, déclencher. Il transforme l’acte en décision.

  • Pas de notifications
  • Pas de retouches instantanées
  • Pas de partage compulsif

La photo redevient un souvenir, pas un contenu.


Lecteur CD portable

Pourquoi pas le streaming ?

La musique en streaming est infinie, donc souvent inaudible. Le CD impose une limite : un album, un début, une fin. On écoute, on ne zappe pas.

  • Pas d’algorithme
  • Pas de suggestions
  • Pas de dépendance au réseau

La musique retrouve une place pleine, presque cérémonielle.


Casque filaire

Pourquoi pas le sans-fil ?

Le fil est une contrainte volontaire. Il rappelle la présence de l’objet, l’ancrage physique. Pas de batterie à surveiller, pas de connexion instable.

Le son est direct. L’écoute est attentive.


Carnet & stylo

Pourquoi pas les notes sur écran ?

Écrire à la main ralentit la pensée. Chaque mot coûte un effort. Ce coût crée de la clarté.

  • Idées
  • Réflexions
  • Observations

Rien n’est synchronisé. Rien n’est sauvegardé automatiquement. Ce qui est écrit l’est parce que cela mérite de l’être.


Montre mécanique

Pourquoi pas une montre connectée ?

La montre mécanique donne l’heure, et seulement l’heure. Elle ne vibre pas. Elle ne rappelle rien. Elle n’interrompt jamais.

C’est un rapport sain au temps : le temps passe, sans alerte.


Téléphone à clapet

Pourquoi pas un smartphone ?

Il appelle. Il reçoit des appels. Il fait le strict minimum. Et c’est précisément ce qui le rend précieux.

  • Pas de réseaux sociaux
  • Pas d’applications
  • Pas de capture d’attention

La communication redevient intentionnelle.


Portefeuille & objets personnels

Le portefeuille, les cartes, les petits objets du quotidien sont choisis pour leur discrétion. Rien d’ostentatoire. Rien de superflu. Ils complètent l’ensemble sans le dominer.


Une cohérence plutôt qu’un style

Ce choix n’est ni nostalgique, ni militant. Il est cohérent. Chaque objet répond à un besoin réel, sans chercher à en créer de nouveaux. Là où le smartphone promet de tout simplifier mais finit par tout envahir, ce système fait l’inverse : il limite pour libérer.

Le Old Money n’est pas une question de richesse visible. C’est une manière de vivre sans excès, sans justification permanente, sans mise en scène.

Pour les CD, il y a aussi une dimension souvent oubliée : celle du geste de soutien. Acheter un CD, c’est contribuer directement à récompenser l’artiste, reconnaître son travail, son temps, sa création. Ce n’est pas une écoute anonyme noyée dans un algorithme, mais un choix conscient, presque engagé.

Il y a également un plaisir visuel et matériel à posséder un CD. Les jaquettes, les livrets, les typographies, les photos, parfois même les paroles imprimées. Collectionner ou simplement posséder quelques albums choisis crée un lien différent avec la musique. On ne consomme plus un flux infini : on sélectionne, on assume, on revient à certains albums, encore et encore.

Choisir un CD pour l’écouter, c’est prendre une décision. C’est préférer un album précis plutôt que de laisser YouTube ou Spotify décider à notre place. Là où les plateformes proposent sans cesse “autre chose”, le support physique invite à rester, à écouter jusqu’au bout, à respecter l’œuvre dans sa totalité.

Dans ce rapport à la musique, le CD n’est pas un objet dépassé. Il est un vecteur de respect, pour l’artiste comme pour l’auditeur. Il transforme l’écoute en expérience complète — visuelle, tactile, émotionnelle — loin de la distraction permanente et de l’abondance sans valeur.


Le luxe invisible

Le vrai luxe aujourd’hui n’est pas d’avoir accès à tout, tout le temps.
C’est de pouvoir dire non.
Non aux interruptions.
Non à l’urgence fabriquée.
Non à la dispersion.

Mon EDC n’est pas un retour en arrière. C’est une avancée silencieuse.
Une manière de rester maître de mon attention, de mon temps, et de mes choix.

Et dans un monde saturé d’écrans, cela reste sans doute la forme de richesse la plus rare.