STEVE SUARD

Un leader, une vision, des résultats.

J’ai testé pour vous : le télétravail

Moi qui ai toujours travaillé dans un environnement structuré, entouré de collègues et d’une routine bien huilée, j’ai décidé de me lancer dans une expérience inédite : une semaine complète en télétravail à domicile. En tant que fondateur d’un espace de coworking, vous pourriez penser que je serais biaisé. Mais rassurez-vous : j’ai joué le jeu avec honnêteté. Verdict ? Voici ce que j’ai appris.

Un cadre idéal… en apparence

Pour mettre toutes les chances de mon côté, j’ai recréé chez moi un environnement de travail aussi optimal que possible : une chambre climatisée, un bureau bien agencé, un fauteuil en cuir, une machine à café Nespresso, la fibre haut débit. Bref, tout le confort pour être performant sans excuses.

Dès le premier matin, l’excitation est là : pas de contrainte vestimentaire, pas de trajets, je suis en pantoufles, libre comme l’air. Je débute ma journée comme au bureau : expresso, consultation des mails, coordination avec mon assistante restée sur site. À ce stade, rien ne semble différent, si ce n’est le calme inhabituel du lieu.

Liberté… ou dispersion ?

Mais dès la fin de matinée, les premières dérives apparaissent. Je sors pour aider un proche, on déjeune à l’extérieur, et la reprise du travail s’effectue difficilement, lestée par un bon repas… et un verre de vin. Une sieste improvisée sur le fauteuil, un peu de musique, et je me remets à peine à ma tâche que d’autres obligations familiales m’éloignent à nouveau de l’ordinateur.

Résultat : une journée peu productive, compensée par une session nocturne de travail jusqu’à tard dans la soirée.

Le temps s’étire, la concentration vacille

Le mardi suit le même schéma, à la différence près que je travaille sérieusement de 8h à 11h. Mais à la maison, le temps semble plus long, les distractions plus nombreuses. Faire à manger, déjeuner seul, se reposer après… Autant de petites pauses qui, mises bout à bout, morcellent la journée.

En revanche, je constate un effet inattendu : à domicile, le stress est moindre, et la créativité plus fluide. Mon cerveau, moins soumis à la pression de la performance immédiate, laisse place à des idées plus spontanées.

Des journées déstructurées

Les jours suivants confirment cette tendance : concentration le matin, relâchement l’après-midi. Je prends plus de libertés, je flâne dans le jardin, je m’accorde des pauses prolongées. Le vendredi, dernier jour de cette expérience, une chose devient claire : si l’on est discipliné, il est possible de travailler depuis chez soi. Mais « travailler » ne signifie pas forcément « être productif ».

Ce qui m’a manqué : l’humain

Le vrai manque, au fond, ce n’est pas la structure du bureau. C’est le contact humain. Les échanges spontanés, les idées partagées autour d’un café, les sourires, les discussions improvisées, les débats animés avec les collègues ou les clients. Travailler seul, jour après jour, peut convenir aux plus introvertis. Mais pour moi, l’énergie du collectif reste irremplaçable.

Même si la communication écrite avec mon équipe est restée fluide, elle reste formelle, déshumanisée. Rien ne remplace la présence, le regard, la chaleur d’une conversation en face à face.

En conclusion : un bon test… ponctuel

Oui, le télétravail peut convenir pour une parenthèse ponctuelle. Une semaine par mois pour souffler, se recentrer, retrouver de la créativité. Mais à long terme ? Ce n’est pas pour moi.

Je reste convaincu que le bureau, et plus encore l’espace de coworking, est une source d’équilibre et de performance. C’est un lieu de vie avant d’être un lieu de travail. Chez Tahiti Coworking, nos clients viennent pour bien plus que du Wi-Fi et une table : ils viennent pour une communauté, une ambiance, un état d’esprit. Et cela, aucun bureau à domicile ne pourra jamais le remplacer.