STEVE SUARD

Un leader, une vision, des résultats.

Une vision intergénérationnelle : de la génération X à la génération Z

Je fais partie de la génération X, celle des personnes nées entre 1965 et 1980. J’ai grandi entre deux mondes : l’avant et l’après Internet. J’ai connu les débuts de l’informatique, les premiers téléphones portables, l’époque du Minitel, puis l’arrivée du Web et de ses révolutions numériques. Je suis un témoin privilégié d’un basculement de société : de l’ère industrielle et patriarcale à un monde moderne, plus fluide et connecté.

La chance que j’ai eue, c’est d’avoir vécu cette transformation à Paris, un véritable carrefour de l’innovation. Dans les années 80-90, je passais des heures à la FNAC, fasciné par les appareils électroniques dernier cri. J’assistais également aux nombreuses expositions technologiques du CNIT à La Défense, qui me permettaient de rester au contact des évolutions numériques majeures.

Une trajectoire riche en expériences

Mon parcours professionnel a renforcé cette capacité d’adaptation intergénérationnelle. Mes années dans l’armée de l’air m’ont familiarisé avec un management très hiérarchique, structuré, et j’ai eu la chance d’assister aux briefings et débriefings de pilotes, véritables leçons de rigueur et de précision. Par la suite, j’ai découvert la bureaucratie des ateliers de bijouterie et des bureaux parisiens, très ancrée dans des traditions formelles.

Plus tard, mes études en Californie m’ont ouvert à une autre approche du management : plus souple, plus collaborative, sans véritable barrière hiérarchique. Ce contraste a profondément enrichi ma vision du travail. À Tahiti, j’ai affiné mon savoir-faire en management et en communication, notamment dans le secteur de la bijouterie et de la joaillerie.

Ma passion pour les nouvelles technologies, combinée à mon intérêt pour la communication et le marketing, m’a naturellement amené à me lancer dans l’entrepreneuriat. La création de mon espace de coworking a été une expérience marquante : pleine de défis, de réussites, mais aussi de moments plus difficiles. Ces expériences variées constituent aujourd’hui de vrais atouts pour comprendre et interagir avec toutes les générations dans le cadre professionnel.

Ma génération, la génération X

Je fais partie de la génération X, celle qui a grandi dans la continuité de l’esprit rebelle des Baby Boomers. Une époque marquée par la musique, véritable moteur d’inspiration, de style, de pensée et d’identité. La musique influençait tout : notre manière de nous habiller, de penser, de rêver… Elle était partout.

Dans le monde du travail, la hiérarchie était très présente. On s’y adaptait, on faisait avec. Mais une fois la journée terminée, place à la liberté : on redevenait soi-même, on sortait, on s’amusait, on affirmait qui l’on était vraiment.

C’était l’époque des CD, des soirées cinéma, des années 90 flamboyantes, sans réseaux sociaux, sans filtres numériques. Les liens humains étaient au cœur de tout. On vivait pleinement chaque instant, dans une société où l’authenticité et les rapports directs avaient encore toute leur place.

Mon rapport avec la génération Y

Ma relation avec la génération Y ne m’apporte pas de réelle valeur ajoutée en termes de connaissances ou d’expériences. Ayant moi-même connu les mêmes évolutions technologiques, culturelles et sociales qu’eux, notre différence générationnelle est relativement faible, ce qui limite l’intérêt d’un échange enrichissant à ce niveau.

Je les considère en quelque sorte comme mes cadets. Leur trajectoire est souvent marquée par une recherche de stabilité : ils ont suivi de longues études, obtenu des diplômes, décroché un CDI, fondé une famille. Ils apprécient les voyages, sont attirés par les derniers smartphones et consomment volontiers, tout en ayant aussi le réflexe d’investir dans l’immobilier grâce à leurs revenus confortables.

Ils affichent une certaine rigueur dans leur comportement, une forme de sérieux dans leur manière d’aborder la vie. En toute honnêteté, je m’entends très bien avec eux et je les comprends. Mais cette proximité générationnelle réduit l’effet de nouveauté ou de découverte. Ainsi, même si nos relations sont agréables, elles ne sont pas particulièrement stimulantes ou enrichissantes sur le plan des connaissances liées au monde actuel.

Le quotidien professionnel : ma proximité avec la génération Z

Aujourd’hui, je travaille au quotidien avec la génération Z, née à partir des années 2000. Stagiaires, collaborateurs, clients : je les trouve fascinants. Cette génération est ultra-connectée, fluide, spontanée, et vit à travers les réseaux sociaux. Elle maîtrise naturellement des outils comme Canva, TikTok, Instagram, Facebook, ChatGPT…, et consomme le digital sans complexe.

Là où, à mon époque, il fallait de longues heures pour maîtriser un outil comme Photoshop ou Adobe Première, la génération Z obtient des résultats bluffants en quelques minutes avec Canva ou Capcut. Elle a le sens de l’efficacité, de la simplicité, et surtout, elle n’a pas peur d’explorer de nouveaux outils, sans attendre de formation formelle.

Cette génération s’inspire des réseaux sociaux, c’est leur façon d’exister et la référence en terme de mode de vie d’où les campagnes sur le danger des écrans ou encore des influenceurs qui sont prêt à tout pour obtenir des vues.

Ce que j’aime avec eux, c’est leur franchise, parfois brutale, mais toujours authentique. Certains les trouvent irrévérencieux, moi je parle plutôt d’une insouciance générationnelle. Ils posent des questions, remettent en question les normes, et c’est ce qui les rend si stimulants.

Un management basé sur l’échange et la confiance

Ce que cette jeune génération apprécie chez moi, c’est mon management « open-minded ». Pas de bureau fermé, pas de hiérarchie figée : je privilégie le dialogue, la transparence et l’accessibilité. Les échanges se font en open space ou en réunion, dans une logique de collaboration et de co-construction. On discute, on débat, même en dehors des sujets strictement professionnels. C’est ce qui crée du lien, de la confiance, et une vraie synergie intergénérationnelle.

Je me vois un peu comme un mentor, un accompagnateur, un passeur d’expérience. Ma bienveillance, combinée à mes connaissances en leadership, développement personnel, entrepreneuriat et communication, me permet d’inspirer et motiver les plus jeunes.

Et réciproquement, je continue d’apprendre énormément grâce à eux. Leur rapport intuitif au numérique, leur créativité, leur sens de l’instantanéité m’aident à rester à la pointe dans mes projets. Je crois modestement avoir aujourd’hui une compréhension globale des générations X, Y et Z, ce qui me permet d’évoluer avec justesse dans un monde en perpétuelle évolution.

En conclusion

J’ai eu la chance de traverser toutes les générations professionnelles :
– Les baby-boomers, rigoureux et respectueux des hiérarchies ;
– Les X, sont une génération rebelle, marquée par la culture musicale, l’affirmation de soi, et des relations humaines profondes.
– Les Millennials, tournés vers la stabilité et la réussite académique ;
– Et les Z, créatifs, connectés, et pleins de promesses.

Cette richesse d’expérience est aujourd’hui une force dans mon quotidien professionnel, que ce soit dans l’entrepreneuriat, le management, la transmission ou la co-construction avec les générations futures.